Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 19:02

Comme chaque matin
J'étire tout mon corps
Encore crispé sur son sort
D'une nuit sans parfum ni satin

Je déploie un drap et découvre
L'absurdité de ces rêves qui transpirent
Suintent sur mes pores pour survivre
D'espoirs appauvri exsangue j'inspire

Dans un ultime effort j'ouvre un oeil
Surpris par une larme solidaire
Venant au secours de mon âme solitaire
Libérée des affres elle déride mon éveil

Et brusquement je redeviens ce gamin
Poursuivant d'inlassables chimères
Infatigable innocent en jachère
Portant dans son élan cet amour souverain

Ainsi j'irai de rivières en bords de mer
Vidé de ces peines ces angoisses du passé
Empli du souffle des premiers jours apaisé
Aimer et renaître animé
Allumer une même étoile dans l'univers

Par Un inconnu dans la rue - Publié dans : POESIE - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 12:28

J'utilise ma plume

pour faire basculer le temps

au-delà de ma solitude

 

J'ai défié les saisons

en jetant mon sablier

par-delà l'horizon

 

j'ai navigué sur mon radeau

bravant les ouragans

pour rejoindre mon berceau

 

j'ai revu ces parents

juste avant qu'ils m'abandonnent

et qui s'aimaient tant

 

et je reviens dans ma solitude

insupportable insurmontable

sans un je t'aime c'est si rude

 

j'utilise ma plume

parce que j'ai des faiblesses

bien pires qu'un état de détresse

 

j'utilise ma plume

parce que je m'autodétruis

et guillotine ma vie

 

car j'en perds la tête

des cachets en surdose

qui augmentent mes névroses

aux poisons inhalés

qui altèrent ma raison

 

car j'en perds la tête

à chercher un ravin

ou à trouver une falaise

à vouloir n'être rien

qu'une fumée sur de la braise

 

j'utilise ma plume

pour parler d'amour

du vivant de l'humain

mais je n'ai que la fin de mes jours

qui envahit mon chemin

 

j'utilise ma plume

pour changer mon destin

trouver un coeur pour toujours

répondant à mon appel au secours

en attendant je rêve à en mourir de faim

 

la solitude

injuste

cruelle

mortelle

 

pourquoi ?

Par Un inconnu dans la rue - Publié dans : POESIE - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 10:45

S on regard se pose sur elle

T el l'oiseau reposant ses ailes

A vide aux désirs insoumis

T iquetés de flammes bleu nuit

U n jour de pluie un jour de peine

E t d'absence enfouie dans ses veines

V ipères au poing vouivre au sein

I l la voit retranchée des siens

B oire au désespoir de sa vie

R éfugiée dans son apathie

A mère et pâle elle veut prier

N 'être qu'un miroir de gaieté

T andis qu'il lui offre l'amour

E n figeant le temps pour toujours

Par Un inconnu dans la rue - Publié dans : POESIE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 14:07

Novembre oscille

entre feuilles mortes et chrysanthèmes

entre sonates et requiem

La mémoire vacille

dans ce désordre arythmique

qui rejette l'ancolie

et vénère la colchique

Au loin se distille

une ombreuse lueur

rêveuse et mélancolique

pour donner l'espoir

ou tout éteindre

Novembre d'étreintes

ou de complaintes

donne à chacun

ton encensoir

Par Un inconnu dans la rue - Publié dans : ACTUALITE - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 20:19

 

Des vêtements trop grands

Avec ses chausses de galibot

Un profil crayonné à la boue

Avec sa citrouille

De boule de suif

Une mine craquelée

Par ses oscillements d’humeurs

Entre bonne rumeur et mauvaise vie

Une démarche scapulaire

Scandant la transcendance

D’un « Au revoir » pour son prochain départ

Ne voit-il pas

L’ouvrier et son apprenti

Leur large sourire

Rechercher la panne

De cette caravane égarée dans la brume

Ne voit-il pas

Cet instituteur

Apprendre à ses élèves

Qu’ils ont déjà l’âge de relacer leur vie

Ou que l’encre sèche gomme le sang

Ni cet autre

Ce rêveur

De dentelles d’arbres

Du bleu des coquelicots

Celui-même

Qui visionne les tourments d’un torrent

En une pluie d’alvéoles

Celui-même

Qui parfois se laisse entraîner

À cabosser les cascades

Pour faire avancer son carrosse

Sans gémir ni faillir

Jusqu’à se retrouver

Dans les eaux mélancoliques

De l’éternelle Renaissance

À en transformer

L’adieu en absence

L’absence en rendez-vous

Ne voit-il pas qu’il pourra

Laisser son cocher sur le quai ????

Car nul ne peut être seul

Quand comme lui

On a du cœur

À l’ouvrage

À buriner les années

Avec de l’amour à donner

À en faire frissonner

Le sang sous sa peau

Afin que puisse éclore l’Eternité

 

 

Par Un inconnu dans la rue - Publié dans : POESIE - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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